La science au service des Jeux olympiques et paralympiques

Jean-François Robin

Chargé de l’animation du Réseau national d’accompagnement scientifique de la performance et de l’innovation, Pôle performance, INSEP

Adrien Marck

Chef de projet en charge de la valorisation de la recherche, Pôle Performance, INSEP

Le 13 septembre 2017, les membres du CIO élisaient à l’unanimité Paris organisateur des Jeux olympiques et paralympiques d’été 2024. Trois jours plus tard, à l’INSEP, nous nous mettions en ordre de marche pour préparer ces Jeux, où nous jetions les bases de ce qui allait devenir le Réseau national d’accompagnement scientifique de la performance et de l’innovation (RNASPI).

Dans notre esprit, pour relever le défi des Jeux, il fallait faire le pari d’un rapprochement entre entraîneurs et chercheurs, au profit de la performance, ce qui restait une hypothèse il y a seulement six ans.

L’INSEP a fait le choix de faciliter cette association en déléguant deux personnes sur ce projet (Adrien Marck et Jean-François Robin). Dès janvier 2018 naissait le réseau national d’accompagnement scientifique de la performance, avec comme message principal « d’apporter des solutions scientifiques aux entraîneurs et aux athlètes pour optimiser la performance ». Si nous n’avions pas de solution scientifique ou technologique disponible, alors des recherches devenaient nécessaires.

Pour ce faire, il fallait obtenir des financements permettant cette union entre entraîneurs et chercheurs. Différentes solutions ont été trouvées, dont l’opportunité d’un financement via le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), en la personne de Jean-Christophe Dantonel.

Vingt millions d’euros ont été proposés, qui ont donné lieu à un appel à projets appelé « Sport de très haute performance » (STHP). Ce financement a permis l’éligibilité de douze projets, dont huit vous sont présentés dans ce numéro spécial de la revue Réflexions Sport.

L’objectif de ce numéro est de valoriser des solutions scientifiques et technologiques mises en œuvre par les chercheurs et les entraîneurs au regard de la performance, créant ainsi un lien vivant avec les équipes de France. Vingt-huit fédérations olympiques et paralympiques ont pu travailler avec des chercheurs pour s’approprier des avancées scientifiques qui vous sont révélées dans ce numéro spécial.

Au lendemain des Jeux olympiques et paralympiques, si nous ne sommes pas en mesure de dire avec précision quelles recherches ont permis telles médailles, nous nous réjouissons pourtant des brillants résultats des équipes de France à ces Jeux olympiques et paralympiques, qui resteront dans les mémoires. Nous croyons que la science a transformé certaines pratiques au profit de la performance.

Aujourd’hui, il est donc légitime que l’INSEP rapporte à l’ensemble de ses réseaux ces résultats scientifiques qui feront date. La suite de l’histoire doit maintenant s’écrire ; il s’agit de transférer l’ensemble de ces avancées scientifiques aux acteurs du sport, pour construire les performances de demain au-delà des seules fédérations olympiques et paralympiques. Pour cela, la revue Réflexions sport est pionnière pour vous permettre d’être plus près des travaux les plus récents. Sa nouvelle formule facilitera une plus large diffusion à un lectorat plus étendu.

Le pari du Réseau national d’accompagnement scientifique de la performance et de l’innovation semble relevé dans la mesure où la performance a pu profiter d’innovations scientifiques qui restent prometteuses pour demain.